C’est un changement de contrat qui passe inaperçu pour la plupart d’entre nous, mais ses conséquences sont colossales. Let’s Encrypt, l’entreprise qui fournit les certificats HTTPS à près d’un milliard de sites web, a modifié ses conditions d’utilisation le 4 juin 2026 pour se conformer aux lois d’exportation américaines sous l’administration Trump. Résultat : des pays entiers — Russie, Corée du Nord, Iran, mais aussi l’Ukraine — perdent techniquement l’accès à la sécurisation de leur web.

HTTPS : un réflexe, pas un luxe

Ce petit cadenas vert dans votre barre d’adresse, vous le voyez des centaines de fois par jour. Il signifie que les données échangées entre votre navigateur et le site sont chiffrées.

Ce que dit exactement le nouveau contrat

Dans la version 1.7 de son contrat, Let’s Encrypt interdit ses services aux « personnes physiques ou morales établies dans un territoire faisant l’objet de sanctions américaines étendues ».

Le vrai problème : la centralisation américaine

Ce qui est glaçant, ce n’est pas la décision de Let’s Encrypt — ils n’ont pas le choix. C’est la dépendance du monde entier envers une poignée d’acteurs US pour une infrastructure aussi vitale que le HTTPS.

Le web repose sur un socle technique contrôlé par une seule juridiction. Les États-Unis peuvent, par décision politique, couper l’accès à n’importe quelle brique essentielle du web mondial.

Source : Frandroid