Plusieurs fois, et à juste titre, vous vous êtes posé la question de savoir si vous aviez le droit de filmer une scène en particulier, un lieu ou même une personne. Vous pourriez vous poser cette même question lorsqu’on vous pointe une caméra, un smartphone en plein visage pour l’immortaliser sans pour autant vous avoir demandé votre avis. En matière de loi et d’image, la Suisse est tout de même bien équipée. Mais avec l’arrivée notamment des car Cam (dash ou dashboard Cam) -ces petites caméras qui filment tout durant votre trajet en voiture – se pose la question de que faire de tels contenus ?

Prenez l’exemple des Russes qui publient à tout va des tonnes de perles vidéo autant drôles qu’inquiétantes, à aucun moment les concitoyens russes se font du souci pour savoir si ces vidéos peuvent terminer sur Youtube ou pas. Quand bien même vous auriez envie de vous constituer un stock de preuves en vidéo pour montrer que même en Suisse on ne sait pas rouler vous n’aurez aucune chance de les donner à Youtube. En tous cas pas sans masquer les visages et les plaques minéralogiques. C’est qu’à compris Google avec son programme Google Street View et tout son travail de numérisation fait en terre helvétique. Le géant de Mountain View a d’ailleurs dû revoir sa copie puisque pas mal de visages, de numéros de plaques de voitures et autres infos jugées appartenir à la sphère privée ont été retouchées ou redigitalisées. Obligeant la Google Car a repasser dans nos rues pour terminer son travail d’archive.