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Titre provocateur en forme de vérité pour l’état des lieux des startups suisses.

Oui il existe des startups qui ont vu le jour par chez nous et oui, il existe des moyens pour les identifier, les accompagner voir même les financer, mais tout porte à croire qu’elles doivent s’exiler pour décoller et prendre de l’ampleur. Voici les 8 raisons qui expliquent mon raisonnement en forme de constat.

 

1. La prise de risque ne fait pas partie de notre culture helvétique

Beaucoup me diront que c’est faux tant le tissu économique est fait de petites et moyennes entreprises. Des patrons qui ont su prendre des risques justement (j’en sais quelque chose), mais des risques « calculés » et dans un cadre bien défini. On ne verra jamais un investisseur suisse mettre des millions sur une application mobile qui ne fait que d’envoyer par exemple des « yo » à ses contacts. Et pourtant ceux qui l’ont fait ne semblent pas regretter leur geste. À moindre échelle la prise de risque (pas uniquement financière) n’est pas chose courante en Suisse puisque nous aimons attendre, attendre et attendre avant que cela soit le bon moment (souvent trop tard) pour voir si c’est bien le bon moment de démarrer.

2. Le Suisse ne sait pas vendre

Oui il existe une multitude de plateformes, d’organisations et de structures pour aider les jeunes pousses ou les futurs CEO à en devenir. Mais à l’image de l’ingénieur qui est à l’origine de la « super-bonne-idée-de-technologie-qui-va-changer-le-monde » ces instances seront elles aussi pas assez efficaces pour promouvoir, mettre en avant et vendre les idées de cette startup. Mais est-ce leur rôle ? Identifier puis accompagner oui, mais vendre est-ce de leur ressort ? La question est légitime, mais est-ce qu’elles seront au moins capables de former le jeune entrepreneur à se vendre et à vendre son produit, son service ? Pas sûr d’autant qu’en face de ce nouveau patron il y a souvent des coachs qui ne sont jamais passés par la case « entrepreneur » et qui resteront dans une approche théorique.

3. Le Suisse n’a pas assez faim

Les moyens pour entreprendre ou se faire aider à le faire sont en effet nombreux. À se poser la question si il n’y en a pas trop justement ? Monter un dossier, se faire remarquer puis défendre son idée pour mieux la réaliser semble chose abordable. Trouver de l’argent pour la financer n’est pas non plus une tâche trop difficile. Mais tenir bon pour aller jusqu’au bout de son idée pour lui donner vie, là du coup les choses se compliquent un peu. « Avoir faim » dans le jargon c’est en vouloir et en vouloir, cela ne semble pas faire partie de l’ADN du Suisse. À l’image de ce qui se passe sur la scène allemande avec Berlin ou le reste de l’Europe (merci la crise et/ou l’euro ?) les startupeurs européens se battent pour aller au bout de leurs idées et cela donne des choses vraiment intéressantes. (Spotify, Deezer, TransferWise, etc)

4. Les classements de startups ne servent à rien pour les Suisses

Nos startups gagnent des prix et se placent dans de beaux ranking, génial, mais est-ce réellement utile ? Y a-t-il quelqu’un qui leur a posé la question des répercussions que cela eut sur leur business ? Oui, leur business! C’est là la véritable question que l’on a tendance à vite oublier. Monter une société telle qu’une startup c’est tout de même avant tout pour gagner de l’argent en vendant quelque chose. Alors est-ce qu’un bon diplôme encadré dans son bureau amène plus d’affaires ? Sûrement oui, quand je vois ce qu’il se passe avec le prix du Meilleur du Web que j’ai initié et que je coorganise avec Victoria Marchand. Ça fonctionne puisqu’en plus de remettre des prix aux agences romandes nous les éduquons à communiquer autour de cela. Ben oui! C’est joli un diplôme, mais si personne ne le voit, autant le ranger dans l’armoire.

5 Nos startups ne savent pas communiquer

Comme une suite logique au point précédent, un point qui irait même de pair en fait et en forme de conclusion: nos startups ne savent pas s’y prendre dans leur communication. Je pourrai m’arrêter ici et dire que ce n’est pas grave puisque mon agence breew peut ainsi les aider dans cette tâche! Chose que nous aimons faire. Stratégie digitale, globale et plan média seront les premières pistes que nous pourrons explorer avec elles. Mais il y a d’autres outils et façons de faire via lesquels nos chers entrepreneurs peuvent aussi communiquer par eux-mêmes et se rendre visibles. Combien de sites présentent des news datant de la Seconde Guerre ? Combien ont osé se mettre en avant sur les réseaux sociaux avec les images qu’ils ont déjà en main ? Combien s’exprime à titre personnel de l’aventure qu’ils vivent ? Combien collectionnent et publient en ligne leur couverture médiatique ?

6. L’argent investi n’est pas suffisamment suivi

Trouver un financement n’est pas chose aisée, même si en Suisse cela semble plus facile, mais pour de plus petits montants. Mais une fois trouvé, cet argent mérite d’être suivi. Dans notre pays on dirait qu’une fois que cette étape est franchie il n’y a plus personne pour continuer à vous accompagner. Vous vous débrouillez et on passe à autre chose avec une autre startup. C’est un peu comme le chômage qui est très bas en Suisse, puisqu’une fois le travailleur arrivé en fin de droits, c’est à dire quand il n’a plus droit aux prestations, il « sort » des statistiques mêmes s’il n’a d’ailleurs toujours pas trouvé d’emploi entre temps. Il lui restera plus qu’à demander de l’aide à l’assistance sociale.

7. Il y a trop de structures d’aide aux startups

Notre pays est composé de vint six cantons et de quatre langues nationales. Pour ceux qui me lisent depuis le reste du monde, c’est une précision qui pourrait peut-être expliquer pourquoi j’ai le sentiment qu’il y a trop de structures pour les startups dans mon pays. Ce n’est pas uniquement dû à la configuration de notre pays ou de ces différentes régions. Par exemple le canton de Vaud, le canton qui couvre la quasi-longueur du Lac Léman et englobe  Lausanne sa capitale. Une région qui s’étend également jusqu’à Yverdon et bien on peut dénombrer une bonne dizaine de structures dédiées aux startups. Qu’elles soient privées ou publiques, elles semblent toutes défendre la même envie: celle de promouvoir notre région et notre pays à travers l’innovation. Seul bémol, toutes ces structures semblent ne pas communiquer entre elles et donc, à ne pas se coordonner. C’est un point important puisque certains fonds ou investissements une fois faits, vous empêcheront de prétendre à d’autres. Un autre point d’amélioration concerne la communication et la visibilité de ces structures pas toutes logées à la même enseigne, rendant du coup, leur approche encore plus difficile.

8. Il est plus difficile de financer une startup qui ne fabrique rien de physique

Vous êtes dans le service, le logiciel ou dans les outils en ligne ? Vous allez devoir vous battre beaucoup plus que si vous étiez à l’origine de la prochaine iWatch. C’est quasi propre à notre pays dirait-on, mais c’est plus fort que nous, nos partenaires financiers sont plus rassurés de mettre de l’argent dans une boite qui fabrique quelque chose qu’une startup qu’il le conçoit en logiciel. Je n’ai aucune idée si c’est un constat propre à notre pays uniquement ou si c’est pareil dans le reste du monde, mais quand je vois ce qui se passe aux USA en matière de moyens financiers investis dans des plateformes en ligne, je pense que nous avons un souci par chez nous.

On peut donc boucler la boucle avec ce point No 8 pour rejoindre le premier de cette liste!