Il y a deux saisons, Bruno Guglielminetti m’a proposé de devenir chroniqueur pour Mon Carnet. Depuis la Suisse. Avec un angle bien précis : raconter la tech vue des Alpes, loin de la bulle parisienne ou de la Silicon Valley.

J’ai dit oui sans hésiter. Et je ne regrette rien.

Pourquoi je fais ça

Je ne suis pas journaliste. Je suis entrepreneur dans le podcast depuis 2004, fondateur de breew, une agence podcast B2B en Suisse romande. Mon métier, c’est d’aider les entreprises à raconter leurs histoires en audio. Alors quand Bruno m’a tendu le micro, j’ai vu une opportunité : faire entendre une voix suisse dans le paysage tech francophone.

La Suisse, c’est le CERN, l’EPFL, l’EPFZ, Infomaniak, des centaines de startups deep tech. Mais dans les médias tech francophones, on entend surtout Paris, Montréal, San Francisco. La Suisse est souvent absente du radar. Mon rôle, c’est de combler ce vide.

Ce que j’ai appris

Faire une chronique régulière, c’est un exercice d’humilité. Vous avez 4 à 6 minutes pour capter l’attention, poser un problème, donner votre avis, et conclure avec une question qui fait réagir. Pas de place pour le blabla.

J’ai appris à écrire pour l’oral. Les phrases courtes, le rythme, la respiration. Un texte qui se lit bien à l’écran ne sonne pas forcément bien dans un casque. C’est un métier différent.

J’ai aussi appris à assumer mes opinions. Quand je parle de cybersécurité suisse, de souveraineté numérique ou d’IA, je ne fais pas de la neutralité journalistique. Je donne mon avis d’entrepreneur, avec ses biais et ses convictions. Et les auditeurs me le rendent bien — les commentaires sont souvent plus intéressants que la chronique elle-même.

La S3 arrive

La saison 3 de Mon Carnet démarre cet été, et je rempile avec plaisir. Les sujets ne manquent pas : l’IA qui bouscule tout, la souveraineté numérique qui devient un vrai enjeu business, les startups suisses qui percent à l’international.

Et puis, il y a le plaisir de la conversation avec Bruno. Chaque chronique est suivie d’un échange improvisé, et c’est souvent là que la magie opère. Bruno a ce talent rare de rebondir, de challenger, de faire émerger l’angle que je n’avais pas vu.

Bref, si vous ne connaissez pas encore Mon Carnet, c’est le bon moment pour embarquer. Et si vous êtes déjà auditeur, merci. C’est grâce à vous que cette aventure continue.

La suite, c’est chaque semaine sur moncarnet.com.